Installation d’un serveur dédié : 1ère partie - Dédibox
Comme annoncé dans un précédent billet, voici un tutoriel d’installation d’un serveur dédié. Pour l’exemple, le serveur dédié a été pris chez Dédibox mais cela reste en général valable quelque soit votre serveur dédié. Bon nombre de notions sont même directement applicables pour un serveur personnel.
Dans cette 1ère partie, nous allons voir comment procéder à l’installation du système d’exploitation chez Dédibox.
Petit rappel :
Dédibox propose des serveurs dédiés au prix de 29,90 € H.T. par mois.
La console de gestion
Une fois l’hébergement souscrit, vous pourrez vous connecter à la console de gestion de votre Dédibox.
Dans l’onglet "Mes serveurs", vous pourrez configurer votre machine. Après avoir choisi "Installation de la dedibox", vous devrez sélectionner le type de serveur que vous souhaitez mettre en place.
Trois choix s’offrent à vous : Serveur, Panel, Desktop. A chacun de ces types est associé une utilisation recommandé et une méthode d’administration.
- · Serveur : Pour une utilisation en serveur. L’administration se fait généralement par SSH.
- · Panel : Pour une utilisation en serveur. L’administration est réalisé à travers une interface web.
- · Desktop : Pour une utilisation de bureau à distance. L’administration est graphique, par export distant de l’affichage de votre serveur.
Dans notre exemple, nous choisirons une distribution Serveur, ce type de distribution étant relativement universelle quelle que soit votre distribution Linux et votre hébergeur. Une fois maîtrisée, vous pourrez la reproduire sans trop de soucis dans n’importe quel environnement.
Un choix large de distribution
Sur une Dédibox, le choix de la distribution à installer automatiquement est large :

Debian Etch, Ubuntu Feisty, Windows Server 2003, Fedora 5, Gentoo 2006.1 Mandriva 2006, Slackware 6.2, Open Suse 10.1 et CentOS 5.1 sont quelques exemples. Malheureusement, les versions de ces distributions n’évoluent guère comparé à la concurrence. Par exemple, Gandi est beaucoup plus à jour dans son offre de distributions comme je l’indiquais dans ce billet.
Il est cependant possible d’installer d’autres distributions comme par exemple OpenBSD. Une vidéo expliquant comment installer OpenBSD est disponible sur http://open.bsdedibox.net/.
Le partitionnement, un choix délicat

Après avoir choisi la distribution à installer, on vous demandera de choisir le partionnement de votre disque. Sur ce sujet, beaucoup « d’écoles » s’opposent. Sur un O.S. de type Linux, vous aurez besoin d’une partition de Boot, une de Swap et une Racine. Cela peut donner ainsi, un partitionnement très simple :

Mais vous trouverez de nombreux exemples de partitionnement différents. Certains étant même très détaillés, il faudra adapter le votre à vos connaissances, vos besoins et vos habitudes.
| Device | Type | Système de fichiers | Point de montage | Taille (Mo) |
| /dev/sda1 | Primaire | swap | 2048 | |
| /dev/sda2 | Primaire | ext3 | /boot | 64 |
| /dev/sda3 | Primaire | ext3 | / | 2048 |
| /dev/sda4 | Etendue | 148465 | ||
| /dev/sda5 | Logique | reiserfs | /usr | 4096 |
| /dev/sda6 | Logique | reiserfs | /var | 8192 |
| /dev/sda7 | Logique | reiserfs | /tmp | 512 |
| /dev/sda8 | Logique | reiserfs | /usr/local | 1024 |
| /dev/sda9 | Logique | xfs | /home | 134641 |
La configuration finale
L’étape suivante est beaucoup plus simple. Elle regroupe l’identification de la machine par son nom et son reverse DNS éventuel. La création du compte Administrateur et la configuration réseau. Rien de bien compliqué !

S’ensuit alors l’installation proprement dite qui se déroule très rapidement en général. Aller boire un café et tout sera fini à votre retour.

Le réglage des DNS et de son domaine
Vous aurez certainement déjà acquéri un nom de domaine et vous devez maintenant le faire pointer sur votre machine pour laquelle une adresse IP vous a été donnée.
Une solution simple est de laisser Dédibox gérer la correspondance votre nom de domaine/votre IP. Aussi nous allons utiliser l’onglet " Mes Domaines". Vous obtiendrez ainsi en passant en gestion intégrale les informations à mettre chez votre Registrar et il ne vous restera plus qu’ à mettre sur ce panneau les domaines qui doivent pointés sur votre machine. Car évidemment, vous n’êtes nullement limité à un domaine. Nous étudierons ultérieurement comment gérer ces multiples sites.

Une fois tout ceci renseigné, il faut compter toutefois un peu de temps pour la propagation de votre nom de domaine auprès des DNS.
Nous mettrons justement ce temps à profit dans le prochain billet pour installer le serveur Apache, Mysql et quelques autres librairies fort utiles. A très bientôt !
Sommaire de Installation d'un serveur dédié
- Installation d’un serveur dédié : 1ère partie - Dédibox
- Installation d’un serveur dédié : 2ème partie – Apache, MySQL, Winscp et Putty
- Installation d’un serveur dédié : 3ème partie – la sécurité
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6 commentaires pour Installation d’un serveur dédié : 1ère partie - Dédibox
le 6.2.2008 à 16:15
Très bonne initiative ce tuto!!!
le 6.2.2008 à 18:55
Serveur dédié d’accord mais attention où vous allez avec vos données
le 7.2.2008 à 10:01
@damien : tu veux certainement parler d’une mésaventure que tu as eu, mais ce n’est pas l’objet de ce billet. Ton problème relève d’un autre domaine qui pourrait faire l’objet d’un de mes pochains billets.
le 8.2.2008 à 17:04
[...] Un tutoriel pour installer un serveur dédié, première partie consacrée à la Dedibox sur Khayspace [...]
le 27.2.2008 à 22:14
merci à toi ppur les img
le 27.3.2008 à 14:31
Génial !
J’hésite depuis (trop) longtemps à basculer sur dédié, et plus particulièrement sur dedibox.
Ce tuto est rassurant, explicite, et permet de démarrer… Je continue la lecture des tuto suivants dans la foulée !!!
Mille merci
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